J'ai arrêté de courir après les journées parfaites - Episode 7
Pendant longtemps, je croyais qu'une journée réussie était une journée où tout était coché.
Chaque matin, je préparais une longue liste de tâches.
Répondre aux e-mails.
Créer du contenu.
Avancer sur mes projets.
Faire de la veille.
Gérer l'administratif.
Et bien sûr, m'occuper de ma famille.
Le soir, il restait presque toujours des cases vides.
Et ces quelques tâches non terminées suffisaient à me donner l'impression de ne pas avoir été assez productive.
Pendant des années, j'ai cru que mon problème venait de mon organisation.
Je pensais qu'il me manquait la bonne méthode.
Le bon agenda.
La bonne application.
Le bon outil.
En réalité, je poursuivais quelque chose qui n'existe pas.
La journée parfaite.
Puis un jour, j'ai changé une seule chose.
Au lieu de me demander :
"Comment faire tenir toutes ces tâches dans une journée ?"
Je me suis demandé :
"Quelle est la seule chose qui fera réellement avancer mon projet aujourd'hui ?"
Cette question a tout changé.
Parce qu'elle m'a obligée à distinguer l'urgent de l'important.
Les tâches qui occupent.
Et celles qui construisent.
J'ai compris que l'on pouvait passer dix heures à travailler sans faire avancer son activité.
À l'inverse, une seule heure consacrée à la bonne priorité peut parfois avoir plus d'impact qu'une journée entière passée à éteindre des incendies.
Depuis, mes journées sont beaucoup moins remplies.
Mais elles sont beaucoup plus utiles.
Il y a des jours où je produis énormément.
D'autres où un imprévu familial bouleverse tout.
Et c'est normal.
Je ne cherche plus à gagner toutes mes journées.
Je cherche à faire progresser mon activité semaine après semaine.
Cette nuance m'a apporté quelque chose que je ne trouvais plus depuis longtemps.
De la sérénité.
Je retrouve souvent cette croyance chez les personnes qui souhaitent se lancer comme assistantes digitales.
Elles pensent qu'elles devront être productives chaque jour.
Qu'elles devront tout réussir.
Qu'elles ne pourront jamais ralentir.
Je crois exactement l'inverse.
Construire une activité durable, ce n'est pas apprendre à courir plus vite.
C'est apprendre à avancer au bon rythme.
Parce qu'une activité doit soutenir votre vie.
Elle ne doit jamais l'épuiser.
Aujourd'hui, je termine certaines journées avec une seule tâche accomplie.
Et pourtant, je me couche satisfaite.
Parce que cette tâche était la bonne.
Dans le prochain épisode, je vous raconterai pourquoi je ne crois plus aux entrepreneurs qui réussissent seuls… et ce que cette prise de conscience a changé dans ma façon de voir le métier d'assistante digitale.
Construire une activité n'est pas une course. C'est un chemin.
Chaque épisode vous rapproche d'une activité qui s'adapte à votre vie.
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